Due diligence
La plupart des due diligences ESG meurent au closing.Celle-ci devient l'année un.
La revue ESG pré-investissement habituelle est un deck, rédigé sous Office, lu une fois, puis classé. Elle s'arrête à la signature — le budget dépensé, la donnée abandonnée. Celle-ci est un enregistrement de la plateforme : elle évalue la cible contre un référentiel sectoriel à partir de réponses que la société a déjà données, et le jour du closing, cette grille devient la base de départ de la société et le plan d'action sa feuille de route ESG.
Ce qu'elle fait
Un référentiel par secteur
Une grille de 32 sujets pour le type d'activité que vous rachetez — l'exposition du secteur sur chacun, les documents attendus, les questions à lire. Rattachée à la cible par son code NACE, rédigée une fois, réutilisée à chaque opération.
Elle lit ce que vous avez déjà
Le questionnaire de la cible et ses documents — la data room, les fichiers joints aux réponses — sont lus automatiquement. Pas de nouvelle collecte, pas d'exercice imposé à une société que vous ne détenez pas encore.
Elle évalue, elle ne devine pas
Un sujet sans preuve ni réponse est marqué « information non disponible ». C'est écrit dans le code, pas demandé à un modèle — une data room maigre apparaît comme maigre plutôt que déguisée en évaluation aboutie.
La note est un calcul
Faible, moyen ou élevé se calcule à partir de la part des sujets matériels en défaut — pas une opinion qu'on persuade un modèle de rendre. Un référentiel plus complet n'est pas pénalisé, et un point rouge non résolu ne peut pas se ranger sous un « faible ».
Une trajectoire, pas un instantané
Chaque année de reporting de la cible est lue, pas seulement la dernière : la note argumente le mouvement — « le taux d'accidents est passé de 26 à 12 en trois ans » ne se lit pas comme un chiffre isolé.
Elle se prolonge dans la détention
Au closing, la grille évaluée devient la base de départ de la société et le plan d'action sa feuille de route ESG. La due diligence cesse d'être un document et devient la première année du suivi — même plateforme, aucune ressaisie.
Ce qu'elle lit, et à quoi sert chaque source
| Source | Ce qu'elle apporte |
|---|---|
| Le questionnaire lié | La position évaluée — les réponses de l'année, jugées contre le référentiel |
| Les campagnes antérieures | La trajectoire — chaque année passée de la même société, lue en tendance |
| La data room | La preuve deal qu'un questionnaire ne contient pas — un registre de litiges, une analyse fournisseurs |
| Les fichiers joints aux réponses | Une preuve pré-classée — la question à laquelle ils se rattachent nomme déjà le sujet |
Seules les réponses du jeu de données pour lequel le référentiel a été écrit sont utilisées. Le même code de question désigne des choses différentes selon les référentiels : plutôt que d'en mal lire un, elle n'en lit aucun et explique pourquoi.
Le déroulé d'une revue
- 01 · Cadrage
Pointer la cible
Créer la société, relier l'un de ses questionnaires. Le référentiel se rattache par le code NACE ; les années antérieures arrivent d'elles-mêmes.
- 02 · Lecture
Rassembler la preuve
Les documents sont trouvés et lus automatiquement — data room, questionnaire, et fichiers joints aux réponses. Rien à déposer.
- 03 · Évaluation
Noter la grille
Chaque sujet est évalué depuis les réponses, les années antérieures et les documents — et laissé en « information non disponible » partout où la preuve manque.
- 04 · Sortie
Note, rapport, transfert
Une note de synthèse pour le comité et le rapport complet derrière. Si vous engagez l'opération, la grille devient la base de départ de la société pour la détention.
Ce sur quoi repose réellement un sujet
| Sujet | Maturité | Repose sur |
|---|---|---|
| Santé & sécurité | Maîtrisé | Taux de fréquence, trois ans, plus le certificat |
| Objectifs climat | En cours | Bilan carbone au dossier, pas de validation SBTi |
| Mixité du conseil | Non traité | Zéro femme dans un conseil de cinq membres |
| Biodiversité | Information non disponible | Pas de réponse, pas de document — dit, pas déduit |
| Risque chaîne d'appro. | En cours | Concentration fournisseurs lue dans la data room |
La ligne qui compte le plus est la quatrième. Là où la preuve manque, la grille le dit clairement plutôt que d'évaluer avec assurance à partir de rien — le seul mode de défaillance qui rend une revue automatisée indigne de confiance.
La réglementation derrière
Écrit pour qui doit s'y conformer, pas pour se placer sur son nom.
Ce qui change ici
La plupart des due diligences sont un livrable unique qui s'arrête au closing.
La grille évaluée devient la base de départ de la société au closing : la revue est l'année un du suivi plutôt qu'un document classé puis oublié.
La plupart des outils demandent à la cible une nouvelle extraction de données.
Elle lit les réponses que la société a déjà données et chaque année antérieure à côté — la revue est assemblée depuis des données qui existent déjà, pas une charge nouvelle imposée à une société que vous ne détenez pas encore.
La plupart des outils d'IA évaluent avec assurance sur des données minces.
L'absence de preuve se lit « information non disponible », et la note est un calcul plutôt qu'une opinion de modèle — les deux endroits où une revue automatisée mérite d'ordinaire la méfiance sont fermés dans le code.
« Nous faisons déjà de la due diligence ESG — un consultant nous envoie un deck. »
Et le deck est lu une fois puis classé, sa donnée abandonnée dans une diapositive au lendemain de la signature. Le travail est le même ; là où il vit, non. Ici la grille est un enregistrement de la plateforme : ce que vous avez payé un consultant à assembler devient la première année du suivi que vous auriez de toute façon recommencé de zéro.
Apportez-nous une cible réelle.
Trente minutes sur une opération que vous étudiez. Nous l'évaluons contre son référentiel sectoriel à partir des données qu'elle reporte déjà et vous montrons la note que lirait le comité — y compris les sujets où la réponse honnête est « nous ne savons pas encore ».